Volume 3, N°3, le 16 juillet 2010              

Et si on repensait l'indépendance !

   Et si on se rassemblait derrière un projet de société quelles que soient nos options politiques ou nos choix de vie: fédéraliste, souverainiste, nationaliste, autonomiste, capitaliste, socialiste, économiste, pianiste, dentiste ou environnementaliste ? Vous me traitez déjà d'utopiste !
    Pourtant, il y a une cause qui devrait tous nous interpeller et derrière laquelle nous devrions nous unir : la réduction de notre dépendance collective au pétrole et aux autres sources d'énergie fossile. Le fonctionnement de la société québécoise repose à 50% sur la consommation du pétrole et du gaz naturel que nous importons en totalité. Nous produisons l'autre moitié sous forme d'électricité et de combustion de biomasse: nous en sommes donc maîtres.
    Mais pourquoi donc y gagnerions-nous me demandrez-vous ? D'un point de vue environnemental, les énergies fossiles c'est notre calvaire : gaz à effet de serre, marées noires, pollution atmosphérique, pollution de l'eau, etc. D'un point de vue sécurité énergétique, c'est un peu inquiétant. Les ressources se raréfient et le Québec n'est pas un joueur important sur la scène internationale. Nous avons besoin d'énergie pour ne pas retourner à la charette à boeuf ! D'un point de vue économique, ce n'est pas mieux. Les milliards de dollars que nous dépensons en importation de pétrole sont par définition dirigés vers l'étranger et ne sont donc pas investis dans notre économie. De plus, la raréfaction des ressources facilement exploitables et la croissance de la consommation de pétrole à travers le monde - pensons à la Chine, l'Inde, le Brésil, le Mexique - feront augmenter assurément les prix. Qui ne voudrait pas économiser quelques milliards et les investir en santé, en éductation, etc. ?
    Le constat est là, notre consommation d'énergie fossile importée nous appauvrit, nous insécurise et affecte notre environnement. Quelles solutions souhaitons-nous mettre de l'avant pour vaincre cette dépendance ? Certains m'ont déjà trouvé utopiste et réitéreront en disant qu'il est impossible d'atteindre totalement cette forme d'indépendance à court et moyen termes. J'en conviens, mais que ceux-ci se rendent compte que chaque litre de pétrole non consommé contribue à réduire cette dépendance !
    Le temps est donc venu de réfléchir à notre avenir énergétique. C'est pourquoi les Rendez-vous de l'énergie seront mis en branle cette automne dans toutes les régions du Québec par les Conseils régionaux de l'environnement. Ce sera l'occasion de nous demander comment réduire notre consommation d'énergie ? Comment développer les énergies alternatives ? Que faire des ressources pétrolières et gazières présentes dans le sous-sol québécois ? Que faire du potentiel hydroélectrique ? Que faire du potentiel énergétique de nos forêts ? Et bien plus encore !
    Citoyens, experts et organismes de divers milieux (économie, santé, environnement, politique, social, etc.), il sera temps d'exprimer vos opinions ! Soyez sans crainte, nous vous tiendrons au courant des activités. Entre-temps, vous pouvez visitez le www.rdvenergie.qc.ca ou le auboutdupetrole.ca pour approfondir le sujet.

Charles Gratton


Le projet "Compostage et jardinage pour petits espaces"
fait d’heureuses mamans


Après avoir participé à un des ateliers sur le lombricompostage et le jardinage à l’aide de contenants récupérés avec réserve d’eau, madame Céline Benny a transféré ses nouvelles connaissances à la Maison Pauline Bonin, où elle œuvre à titre d’intervenante. C’est ainsi que les résidantes-participantes ont aménagé des jardins sur onze balcons et qu’elles ont implanté un système de lombricompostage collectif. (>>> la suite)


Les traditionnelles Journées Alternatives


Alternatives est une organisation non gouvernementale québécoise qui lutte depuis seize ans pour la justice, la démocratie participative, les relations égalitaires entre les pays du nord et du sud et la protection de l’environnement. Son action au Québec se traduit notamment par l’événement annuel des Journées Alternatives, par la publication d’un journal en ligne, par des campagnes de mobilisation sociale et par le programme d’agriculture urbaine Les Jardins sur les toits. Sur le plan international, Alternatives épaule les initiatives en faveur du respect des droits humains dans plus de 35 pays.
Depuis 16 ans, Alternatives organise les traditionnelles Journées Alternatives et elles sont de retour! Du 27 au 29 août prochain se tiendront les Journées Alternatives 2010 au site enchanteur du Camp Papillon de St-Alphonse de Rodriguez!
Ce rendez-vous militant est devenu une rencontre incontournable, bien ancrée au centre d’un large processus d’éducation et de mobilisation populaire qui se consolide partout au Québec. Il s'agit d'un week-end de réflexion et de mobilisation dont le thème est La solidarité en action ! Les trois axes thématiques sur lesquels se pencheront les conférences, sont : «La justice climatique», «Québec/Canada : pour la démocratie avant tout» et «Des mouvements pour la dignité des peuples».
Parmi les invités, il y aura Amir Khadir, des représentant-es de ATTAC-Québec, Raphaël Canet, Alain Denault, Chavannes Jean-Baptiste, Mireille Fanon Mendes France, Ronald Cameron, Micheline Thibeaudeau et des représentant-es de la Fédération des femmes du Québec, Louis Roy, NOMADIC MASSIVE, etc.


Édition 2010 de l’École d’été de l’INM

Cette année, l’École d’été de l’Institut du Nouveau Monde (INM), qui aura lieu à l’Université Concordia du 12 au 15 août, porte le titre : Cet été, on fait la une ! Même si le choix des ateliers et des conférences sur le thème de l’environnement est plus limité que l’an dernier, le parcours Citoyens engagés sur les changements climatiques demeure.
Le 13 août, le forum Imaginez le Québec sans pétrole… sera animé par Environnement Jeunesse. On offre alors aux participants d’être les premiers à s’exprimer dans le cadre des Rendez-vous de l’énergie, démarche qui sera d’ailleurs menée, dans notre région, par le CREL dès cet automne.
Le même jour, Ahmed Djoghlaf, secrétaire exécutif de la Convention sur la diversité biologique, animera la conférence La biodiversité, qu’en est-il ? Rappelons que l’année 2010 à été proclamée Année internationale de la biodiversité par les Nations Unies (voir bulletin précédent). Monsieur Djoghlaf discutera, entre autres, des moyens de la protéger.
Le 14 août, Serge Mongeau abordera les multiples crises auxquelles notre société est confrontée, dont la crise écologique. Monsieur Mongeau, qui est l’un des fondateurs du mouvement de la simplicité volontaire, explorera la question La décroissance serait-elle la solution ?
Quant au parcours sur les changements climatiques, il est possible de se remémorer l’expérience du CREL lors de sa participation de l’an dernier, en consultant Le CREL vous informe du 10 septembre 2009 (Vol.2, N°4).
Puisque l’engagement social se situe toujours au cœur de l’École d’été de l’INM et que l’environnement représente, pour plusieurs, une cause envers laquelle on s’engage, d’autres activités s’avèrent particulièrement intéressantes. Par exemple, une entreprise d’économie sociale peut très bien apporter des solutions à une problématique environnementale. De son côté, la table ronde De la terre à notre assiette, quel modèle agroalimentaire voulons-nous ? permettra de débattre, notamment, de la possibilité d’une agriculture de proximité et de privilégier la production biologique. Par ailleurs, peu importe le domaine qui nous intéresse, il s’avère tout de même judicieux de mieux connaître les médias et de savoir comment les utiliser efficacement.
Il ne reste plus que quelques jours, soit d’ici le 20 juillet, pour s’inscrire sur le site de l’INM et pour demander de faire partie de la délégation lanaudoise. Pour ce faire, contactez le Forum jeunesse Lanaudière, qui défraie les coûts d’inscription d’un maximum de 10 jeunes (Nathalie Gauthier : 450 759-4344, nathalieg@cre-lanaudiere.qc.ca).

Vicky Violette


Habiter la campagne... sans la détruire

L’été chaud que nous connaissons, combiné aux niveaux d’eau très bas, aura probablement des incidences sur le développement des algues bleu-vert (ou cyanobactéries) dans nos lacs. Récemment, ces craintes ont été publiquement exprimées dans nos médias télévisuels.
Mais, il n’y aurait probablement pas ou très peu de blooms de cyanobactéries si nos lacs étaient laissés à l’état naturel. Si le développement de villégiature, le plus souvent appelé et souhaité par nos élus municipaux, se faisait dans le respect des capacités de support des lacs et en conservant de larges bandes riveraines boisées et en plantes herbacées, la qualité de l’eau de nos lacs serait bien meilleure.
Dans cet ordre d’idées, un intéressant guide d'aménagement rural intitulé « Habiter la campagne... sans la détruire » vient d’être publié ce printemps par le Groupe de réflexion et d'action sur le paysage et le patrimoine (GRAPP) : un excellent document traitant, entre autres, des effets pervers de la villégiature et de l’étalement urbain sur les milieux naturels et la biodiversité.
Voici un extrait :
« (...) En plus de contribuer à la beauté des paysages et au caractère spécifique des régions rurales, les milieux naturels nous rendent pourtant de précieux services écologiques : la qualité de l’air et de l’eau et la prévention des inondations sont largement tributaires de leur bon fonctionnement. Le déboisement, l’artificialisation du sol et des rives, l’érosion des pentes, le remblaiement et la construction dans des milieux humides ou des zones inondables empêchent ce bon fonctionnement. La dégradation des bassins-versants se traduit par une dégradation de la qualité de l’eau qui se répercute sur les coûts d’infrastructures de traitement de l’eau, la perte d’usages récréatifs,la santé et la valeur des propriétés. Surtout quand les cynaobactéries se mettent de la partie.
La destruction et la fragmentation généralisée des milieux naturels constituent aussi les principaux facteurs de réduction de la biodiversité. (…) Cette perte de biodiversité est considérée par la communauté scientifique comme une des principales menaces pesant sur notre environnement, dans la mesure où elle limite considérablement notre capacité d’adaptation. »
Pour en savoir plus, téléchargez le document.

Gilles Côté


Revégétalisation de berge sur la rivière Chicot : une collaboration école-famille-communauté

Le 5 juin dernier, des élèves de l’École Sainte-Anne, accompagnés de parents et de membres du comité Les amis de la Chicot, ont planté 200 arbres sur les berges de leur rivière. Cette partie du projet Les amis de la rivière du Chicot avait pour but de renforcer les liens école-famille-communauté, ce qui s’avéra une expérience des plus agréables.
En effet, l’ambiance conviviale, les enfants qui jouaient ensemble tout en passant du bon temps avec leurs parents et en échangeant avec les bénévoles, contribuèrent en à faire une journée mémorable. L’idée consistait à démontrer que les adultes aussi prennent soin de la rivière et de l’environnement à Saint-Cuthbert.
En fin de journée, une petite couleuvre à ventre rouge a fait le bonheur et l’émerveillement de tous, comme si la nature tenait à remercier les participants en leur offrant cet instant magique…

Vicky Violette


Le CREL vous informe est publié par le Conseil régional de l'environnement de Lanaudière
Ont contribué à ce numéro:
Vicky Violette, Charles Gratton et Gilles Côté .

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