Et si on repensait l'indépendance !
Et si on se rassemblait derrière
un projet de société quelles que soient nos options politiques
ou nos choix de vie: fédéraliste, souverainiste, nationaliste,
autonomiste, capitaliste, socialiste, économiste, pianiste, dentiste
ou environnementaliste ? Vous me traitez déjà d'utopiste !
Pourtant, il y a une cause qui devrait tous nous interpeller
et derrière laquelle nous devrions nous unir : la
réduction de notre dépendance collective au pétrole et
aux autres sources d'énergie fossile. Le fonctionnement de la
société québécoise repose à 50% sur la
consommation du pétrole et du gaz naturel que nous importons en totalité.
Nous produisons l'autre moitié sous forme d'électricité
et de combustion de biomasse: nous en sommes donc maîtres.
Mais pourquoi donc y gagnerions-nous me demandrez-vous
? D'un point de vue environnemental, les énergies fossiles c'est notre
calvaire : gaz à effet de serre, marées noires, pollution atmosphérique,
pollution de l'eau, etc. D'un point de vue sécurité énergétique,
c'est un peu inquiétant. Les ressources se raréfient et le Québec
n'est pas un joueur important sur la scène internationale. Nous avons
besoin d'énergie pour ne pas retourner à la charette à
boeuf ! D'un point de vue économique, ce n'est pas mieux. Les milliards
de dollars que nous dépensons en importation de pétrole sont
par définition dirigés vers l'étranger et ne sont donc
pas investis dans notre économie. De plus, la raréfaction des
ressources facilement exploitables et la croissance de la consommation de
pétrole à travers le monde - pensons à la Chine, l'Inde,
le Brésil, le Mexique - feront augmenter assurément les prix.
Qui ne voudrait pas économiser quelques milliards et les investir en
santé, en éductation, etc. ?
Le constat est là, notre consommation d'énergie
fossile importée nous appauvrit, nous insécurise et affecte
notre environnement. Quelles solutions souhaitons-nous mettre de l'avant pour
vaincre cette dépendance ? Certains m'ont déjà trouvé
utopiste et réitéreront en disant qu'il est impossible d'atteindre
totalement cette forme d'indépendance à court et moyen termes.
J'en conviens, mais que ceux-ci se rendent compte que chaque litre de pétrole
non consommé contribue à réduire cette dépendance
!
Le temps est donc venu de réfléchir à
notre avenir énergétique. C'est pourquoi les Rendez-vous
de l'énergie seront mis en branle cette automne dans toutes
les régions du Québec par les Conseils régionaux de l'environnement.
Ce sera l'occasion de nous demander comment réduire notre consommation
d'énergie ? Comment développer les énergies alternatives
? Que faire des ressources pétrolières et gazières présentes
dans le sous-sol québécois ? Que faire du
potentiel hydroélectrique ? Que faire du potentiel énergétique
de nos forêts ? Et bien plus encore !
Citoyens, experts et organismes de divers milieux (économie,
santé, environnement, politique, social, etc.), il sera temps d'exprimer
vos opinions ! Soyez sans crainte, nous vous tiendrons au courant des activités.
Entre-temps, vous pouvez visitez le
www.rdvenergie.qc.ca ou le auboutdupetrole.ca
pour approfondir le sujet.
Charles Gratton
Le projet "Compostage et jardinage pour petits espaces"
fait d’heureuses mamans
Après avoir participé à un des ateliers sur le lombricompostage
et le jardinage à l’aide de contenants récupérés
avec réserve d’eau, madame Céline Benny a transféré
ses nouvelles connaissances à la Maison Pauline Bonin, où elle
œuvre à titre d’intervenante. C’est ainsi que les
résidantes-participantes ont aménagé des jardins sur
onze balcons et qu’elles ont implanté un système de lombricompostage
collectif. (>>> la suite)
Les traditionnelles Journées Alternatives

Alternatives est une organisation non gouvernementale québécoise
qui lutte depuis seize ans pour la justice, la démocratie participative,
les relations égalitaires entre les pays du nord et du sud et la protection
de l’environnement. Son action au Québec se traduit notamment
par l’événement annuel des Journées Alternatives,
par la publication d’un journal
en ligne, par des campagnes de mobilisation sociale et par le programme
d’agriculture urbaine Les Jardins sur les toits. Sur le plan
international, Alternatives épaule les initiatives en faveur du respect
des droits humains dans plus de 35 pays.
Depuis 16 ans, Alternatives organise les traditionnelles Journées Alternatives
et elles sont de retour! Du 27 au 29 août prochain
se tiendront les Journées
Alternatives 2010 au site enchanteur du Camp Papillon de St-Alphonse de
Rodriguez!
Ce rendez-vous militant est devenu une rencontre incontournable, bien
ancrée au centre d’un large processus d’éducation
et de mobilisation populaire qui se consolide partout au Québec. Il
s'agit d'un week-end de réflexion et de mobilisation dont le thème
est La solidarité en action ! Les trois axes thématiques sur
lesquels se pencheront les conférences, sont : «La justice climatique»,
«Québec/Canada : pour la démocratie avant tout»
et «Des mouvements pour la dignité des peuples».
Parmi les invités, il y aura Amir Khadir, des représentant-es
de ATTAC-Québec, Raphaël Canet, Alain Denault, Chavannes Jean-Baptiste,
Mireille Fanon Mendes France, Ronald Cameron, Micheline Thibeaudeau et des
représentant-es de la Fédération des femmes du Québec,
Louis Roy, NOMADIC MASSIVE, etc.
Édition 2010 de l’École d’été de l’INM

Cette année, l’École d’été de l’Institut
du Nouveau Monde (INM), qui aura lieu à l’Université Concordia
du 12 au 15 août, porte le titre : Cet été, on fait
la une ! Même si le choix des ateliers et des conférences
sur le thème de l’environnement est plus limité que l’an
dernier, le parcours Citoyens engagés sur les changements climatiques
demeure.
Le 13 août, le forum Imaginez le Québec sans pétrole…
sera animé par Environnement Jeunesse. On offre alors aux participants
d’être les premiers à s’exprimer dans le cadre des
Rendez-vous de l’énergie, démarche qui sera d’ailleurs
menée, dans notre région, par le CREL dès cet automne.
Le même jour, Ahmed Djoghlaf, secrétaire exécutif de la
Convention sur la diversité biologique, animera la conférence
La biodiversité, qu’en est-il ? Rappelons que l’année
2010 à été proclamée Année internationale
de la biodiversité par les Nations Unies (voir bulletin précédent).
Monsieur Djoghlaf discutera, entre autres, des moyens de la protéger.
Le 14 août, Serge Mongeau abordera les multiples crises auxquelles notre
société est confrontée, dont la crise écologique.
Monsieur Mongeau, qui est l’un des fondateurs du mouvement de la simplicité
volontaire, explorera la question La décroissance serait-elle la
solution ?
Quant au parcours sur les changements climatiques, il est possible de se remémorer
l’expérience du CREL lors de sa participation de l’an dernier,
en consultant Le CREL vous informe du 10 septembre 2009 (Vol.2, N°4).
Puisque l’engagement social se situe toujours au cœur de l’École
d’été de l’INM et que l’environnement représente,
pour plusieurs, une cause envers laquelle on s’engage, d’autres
activités s’avèrent particulièrement intéressantes.
Par exemple, une entreprise d’économie sociale peut très
bien apporter des solutions à une problématique environnementale.
De son côté, la table ronde De la terre à notre assiette,
quel modèle agroalimentaire voulons-nous ? permettra de débattre,
notamment, de la possibilité d’une agriculture de proximité
et de privilégier la production biologique. Par ailleurs, peu importe
le domaine qui nous intéresse, il s’avère tout de même
judicieux de mieux connaître les médias et de savoir comment
les utiliser efficacement.
Il ne reste plus que quelques jours, soit d’ici le 20 juillet, pour
s’inscrire sur le site
de l’INM et pour demander de faire partie de la délégation
lanaudoise. Pour ce faire, contactez le Forum jeunesse Lanaudière,
qui défraie les coûts d’inscription d’un maximum
de 10 jeunes (Nathalie Gauthier : 450 759-4344, nathalieg@cre-lanaudiere.qc.ca).
Vicky Violette
Habiter la campagne... sans la détruire
L’été
chaud que nous connaissons, combiné aux niveaux d’eau très
bas, aura probablement des incidences sur le développement des algues
bleu-vert (ou cyanobactéries) dans nos lacs. Récemment, ces
craintes ont été publiquement exprimées dans nos médias
télévisuels.
Mais, il n’y aurait probablement pas ou très peu de blooms
de cyanobactéries si nos lacs étaient laissés à
l’état naturel. Si le développement de villégiature,
le plus souvent appelé et souhaité par nos élus municipaux,
se faisait dans le respect des capacités de support des lacs et en
conservant de larges bandes riveraines boisées et en plantes herbacées,
la qualité de l’eau de nos lacs serait bien meilleure.
Dans cet ordre d’idées, un intéressant guide d'aménagement
rural intitulé « Habiter la campagne... sans la détruire
» vient d’être publié ce printemps par le Groupe
de réflexion et d'action sur le paysage et le patrimoine (GRAPP)
: un excellent document traitant, entre autres, des effets pervers
de la villégiature et de l’étalement urbain sur les milieux
naturels et la biodiversité.
Voici un extrait :
« (...) En plus de contribuer à la beauté des paysages
et au caractère spécifique des régions rurales, les milieux
naturels nous rendent pourtant de précieux services écologiques
: la qualité de l’air et de l’eau et la prévention
des inondations sont largement tributaires de leur bon fonctionnement. Le
déboisement, l’artificialisation du sol et des rives, l’érosion
des pentes, le remblaiement et la construction dans des milieux humides ou
des zones inondables empêchent ce bon fonctionnement. La dégradation
des bassins-versants se traduit par une dégradation de la qualité
de l’eau qui se répercute sur les coûts d’infrastructures
de traitement de l’eau, la perte d’usages récréatifs,la
santé et la valeur des propriétés. Surtout quand les
cynaobactéries se mettent de la partie.
La destruction et la fragmentation généralisée des milieux
naturels constituent aussi les principaux facteurs de réduction de
la biodiversité. (…) Cette perte de biodiversité est considérée
par la communauté scientifique comme une des principales menaces pesant
sur notre environnement, dans la mesure où elle limite considérablement
notre capacité d’adaptation. »
Pour en savoir plus, téléchargez
le document.
Gilles Côté
Revégétalisation de berge sur la rivière Chicot : une collaboration école-famille-communauté
Le 5 juin dernier, des élèves de l’École Sainte-Anne,
accompagnés de parents et de membres du comité
Les
amis de la Chicot, ont planté 200 arbres sur les berges de leur
rivière. Cette partie du projet Les amis de la rivière du
Chicot avait pour but de renforcer les liens école-famille-communauté,
ce qui s’avéra une expérience des plus agréables.
En effet, l’ambiance conviviale, les enfants qui jouaient ensemble tout
en passant du bon temps avec leurs parents et en échangeant avec les
bénévoles, contribuèrent en à faire une journée
mémorable. L’idée consistait à démontrer
que les adultes aussi prennent soin de la rivière et de l’environnement
à Saint-Cuthbert.
En fin de journée, une petite couleuvre à ventre rouge a fait
le bonheur et l’émerveillement de tous, comme si la nature tenait
à remercier les participants en leur offrant cet instant magique…
Vicky Violette
Le CREL vous informe est publié par le Conseil régional de l'environnement de Lanaudière
Ont contribué à ce numéro:
Vicky Violette, Charles Gratton et Gilles Côté .
Pour vous abonner au bulletin ou vous en désabonner,
dites-nous le par courriel au bulletinCREL@crelanaudiere.ca



La
MRC de L'Assomption est à la recherche de candidats et de candidates
pour combler un poste de coordonnateur à l'environnement. Il s'agit
d'un remplacement de congé de maternité pour une période
de 12 mois à compter de septembre 2010.